Monastère des Bénédictines du Calvaire

En visitant le monastère des Bénédictines du Calvaire de Redon, vous entrez dans un autre monde.

Au 17ème siècle en France, on assiste à un renouveau catholique, bon nombre de Congrégations voient le jour, c’est le cas pour les Bénédictines Notre Dame du Calvaire.
Une femme, de haut rang, est à l’origine de ce nouvel ordre féminin, Madame d’Orléans Longueville, née en 1572. Elle est cousine au deuxième degré du futur Henri IV. Mariée à 15 ans à Charles de Gondi, marquis de Belle Ile, et veuve à 24 ans.
Elle décide d’entrer en religion chez les Feuillantines de Toulouse et devient « Sœur Antoinette de sainte Scholastique ».

Pourquoi choisir ce nom ?


Après quelques années à Fontevraud, elle fonde à Poitiers en 1617,   la congrégation des « Bénédictines de Notre-Dame du Calvaire », toute la philosophie de ce nouvel  ordre est de méditer sur le calvaire du Christ et le la Vierge Marie.
Comment Madame d’Orléans a-t- elle  organisé la vie quotidienne des religieuses, quelles étaient les conditions pour intégrer l’ordre. En 1617, lors de la fondation de cette nouvelle congrégation, Madame d’Orléans,  va rédiger «  les Annales Calvairiennes », véritable « cahier des charges ».   
Elle meurt à 46 ans en 1618 à Poitiers.
Un destin hors du commun pour cette jeune fille de très bonne naissance, qui sera simple religieuse et fondatrice d’une congrégation.
Dix-neuf autres monastères seront fondés en Bretagne et en Vallée de Loire après celui  de Poitiers. Les premières religieuses arrivent de Poitiers à la demande du Prieur de l’Abbaye Saint-Sauveur.

Au Monastère de Redon, quand la porte s’ouvre, l’œil du  visiteur se dirige vers le grand retable, il semble vous attirer, laissez-vous faire, il a tant de choses à nous réveler ! Et découvrir l'envers du décor, vous réservera bien des surprises !
Ouvert uniquement lors de manifestations ponctuelles ou lors des visites guidées organisées par l'Office de Tourisme, n'hésitez pas à vous renseigner pour écouter l’histoire de ces femmes qui ont vécu en ce lieu jusqu’à la Révolution Française.